Plan 500 000 : la Bretagne devrait tenir ses objectifs de VAE collectives

Les étapes de la vae :

  1. étape 1
  2. étape 2
  3. étape 3
  4. étape 4
  5. étape 5

« Dans le cadre du plan 500 000 formations, nous sommes incités à développer des parcours de validation des acquis de l’expérience collective (VAE-C). C’est le cas dans toutes les régions, même si elles communiquent peu, car les volumes sont faibles. À l’échelle nationale l’objectif c’est d’avoir 10 000 bénéficiaires à l’échéance de juin 2017, en Bretagne nous nous sommes engagés à qualifier 490 personnes par ce biais. Aujourd’hui il y a déjà 150 demandeurs d’emploi engagés dans le dispositif, nous sommes bien placés pour atteindre notre objectif », explique Philippe Paulhiac, le directeur adjoint des opérations de Pôle emploi Bretagne.

C’est le cabinet de la secrétaire d’État chargée de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, qui a arbitré la répartition des 10 000 places entre les différentes régions, tandis qu’à l’échelle nationale, le pilotage est assuré par l’État, en lien avec Régions de France, Pôle emploi et l’Afpa. « Sur le terrain c’est Pôle emploi qui sélectionne le public et l’Afpa qui conçoit l’ingénierie des dispositifs. Nous avons débuté en septembre les premiers accompagnements et depuis fin novembre, les premiers candidats qui avaient besoin de modules complémentaires à leur expérience sont entrés en formation », souligne Philippe Paulhiac.

« Les titres professionnels et qualifications éligibles à ce dispositif ont été déterminés par bassin d’emploi en fonction des métiers sous tension au préalable par Pôle emploi, l’Afpa, les services de l’État en associant le Conseil régional », poursuit-il. Au rang des titres professionnels accessibles par la VAE-C en Bretagne, on peut citer ceux de serveur en restauration, cuisinier ou encore commercial, secrétaire comptable ou conseiller de service client.

Des publics prioritaires

Si le dispositif est accessible à tous les demandeurs d’emploi, le programme vise en priorité les jeunes d’un niveau infra V qui sont au terme d’un contrat d’avenir, l’ensemble des bénéficiaires d’un contrat aidé, les personnes issues des quartiers prioritaires au titre des politiques de la ville ou engagées dans un parcours au sein d’une structure d’insertion par l’activité économique. « Il s’agit de parcours qui se déroulent sur une période allant de trois à six mois. Nous ne voulions pas d’un processus qui dure un an, le risque était trop important de décourager les demandeurs d’emploi », poursuit le directeur adjoint.

Le parcours débute par des réunions d’information, les candidats intègrent ensuite des ateliers collectifs VAE, explique Philippe Paulhiac. « Nous les soutenons alors pour monter les dossiers de recevabilité, ensuite il y a le diagnostic des besoins individuels, puis le complément de formation quand c’est nécessaire et la préparation au passage de l’examen. L’intérêt d’une VAE collective est qu’elle crée une émulation, les candidats ne sont pas isolés », souligne-t-il. Enfin, le plan prévoit de faire un bilan au 31 décembre prochain qui précisera le nombre d’entrées dans le dispositif et de candidats certifiés totalement et partiellement. Dans un deuxième temps, le taux d’accès à l’emploi à trois mois et à six mois fera également partie de l’évaluation.

Cédric Morin
Source : Le quotidien de la formation le jeudi 22 décembre 2016